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Dernier rendez-vous Cétamada à l’île Saint Marie : bilan et récompenses

En ligne par le 23 sept 2013 in Cetamada, Sainte-Marie | 0 commentaire

Les « rendez-vous » de l’association Cétamada sur l’île Sainte Marie sont l’occasion de partager chaque semaine  la vie de l’association entre les différents partenaires, écovolontaires, membres actifs mais aussi touristes présents. Après le mot du président et une présentation de la soirée par la directrice chaque écovolontaire présentera le bilan de sa semaine. Un compte rendu des travaux scientifiques, des actions communautaires ou d’éducation environnementale en cours sera proposé au public.  

Les opérateurs touristiques de Sainte Marie, partenaires de l’association, organisent ces évènements au sein de leurs établissements et offrent un repas.  Une façon conviviale de prolonger ce moment de partage entre tous ces passionnés de baleines.

Le dernier rendez-vous proposé par Cétamada était exceptionnel. Les leaders de chaque volet d’actions ont présenté leur bilan de la saison : Sophia Rakotoharimalala a démarré par le volet  » encadrement de l’écotourisme » et « actions communautaires » puis Julot Imboule a fait une belle présentation des activités touchant à « l’éducation environnementale ». François Xavier Mayer a terminé par un bilan des nombreux travaux scientifiques menés cette année par Cétamada à Sainte Marie notamment dans le cadre du projet Baobab.

Des récompenses ont été ensuite décernées : la caudale d’or (celui ou celle qui a compté le plus pour Cétamada) a été cette année attribuée à Anjara Saloma (notre leader scientifique), la caudale d’argent (meilleure écovolontaire)  a été attribuée à Ranja Andriantsoa (écovolontaire du Princesse Bora lodge), le prix du meilleur photographe a été attribué à  Zo Harimbolasoa (écovolontaire au Boraha Village et Villas de Vohilava) et enfin prix spécial du jury (dynamisme et abnégation) à  Miora Ranjalisy (écovolontaire à Baboo Village et Libertalia).

L’ambiance était au rendez-vous pour fêter cette magnifique saison pour Cétamada à Sainte Marie.

Un grand merci à tous ces bénévoles, aux généreux partenaires, aux pilotes et scientifiques pour leur bonne humeur en toutes circonstances 

 A noter que les baleines à bosses sont encore visibles à l’Ouest et au Nord de la grande île…

 

Nouveau local Cétamada à l’île aux Nattes

En ligne par le 16 sept 2013 in Cetamada | 0 commentaire

Grâce à la Fondation Eden Park, l’association Cétamada a une nouvelle antenne sur l’île aux nattes (extrémité sud de l’île Sainte-Marie).

Les Dirigeants d’Eden Park sous l’impulsion de son Président Fondateur, Franck Mesnel, s’engagent un peu plus sur leur terrain de prédilection, le Rugby, et lancent un nouveau projet : Les Papillons du Ciel. Ce fonds de dotation se veut être l’outil adapté (JOAFE du 03 Septembre 2011 – Annonce de parution N° 1360) à un mécénat d’entreprises « sur mesure » associant  liberté d’entreprendre à un devoir de responsabilité dans le cadre des projets initiés (création d’école, organisation de stage de rugby).

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Le Fonds de dotation les Papillons du Ciel a pour vocation de : créer et conduire des programmes dans le domaine de l’Education (aide à la scolarisation) avec comme cadre d’expertise: le Rugby ; mobiliser d’autres initiatives privées autour de ce beau défi.

Eden Park, le membre fondateur des Papillons du Ciel, est avec ses partenaires le « garant » de l’esprit de ce projet.

Les Papillons du Ciel met en œuvre et finance « toute action, programme ou initiative d’intérêt général (création d’école par exemple) ayant pour but en France et à l’étranger de faciliter l’accès à la scolarisation à des enfants (6-14 ans) en difficulté et/ou issus de milieux défavorisés et de soutenir leur développement intellectuel, physique et matériel ainsi que leur épanouissement personnel, notamment à travers l’initiation, l’apprentissage ou la pratique d’une discipline artistique, culturelle ou sportive, le rugby en particulier, dans le cadre de stages ou par tout autre moyen « . Le nouveau collège (le premier sur l’île aux nattes!!!)  : « Le Collège du Rocher », inauguré ce 12 Septembre 2013, en est la preuve. 

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A ce jour, cette école accueille 50 élèves issus des écoles primaires publiques environnantes. Une salle de classe réservée spécialement pour les actions de sensibilisation est mise à disposition pour l’équipe de Cétamada. Des activités hebdomadaires autour de la biodiversité marine et terrestre y seront proposées à partir de la semaine prochaine.

 

 

L’oeil de la baleine

En ligne par le 2 sept 2013 in Cetamada | 6 commentaires

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Par Cora Adam, écovolontaire pour la saison 2013

Il n’y a pas de mot pour décrire ce que j’ai ressenti le 28 juillet 2013, à l’occasion d’une sortie en mer exceptionnelle qui restera gravée dans ma mémoire pour toujours.

 Pendant 60 longues minutes qui m’ont semblé contenir l’essence même de l’existence, le temps pour moi s’est arrêté de couler et la terre ferme a disparu de mon champ de vision. Il n’y avait plus d’avant ni d’après, plus de pourquoi ni de comment, mais juste une petite fenêtre de vie en apesanteur qui m’a transporté dans un monde parallèle, hors de l’espace-temps, aux confins de l’univers.

 Alors que j’étais partie encadrer une excursion en mer avec cinq touristes de l’hôtel « Princesse Bora », trois baleines sont venues vers notre bateau et nous ont offert un spectacle grandiose qui dépassait mes rêves les plus fous ! Durant ce contact privilégié, les baleines n’ont pas arrêté de virevolter lentement à la surface de l’eau, se pourchassant tranquillement entre elles, passant et repassant sous la proue du bateau, frappant inlassablement des nageoires caudales et pectorales, nous laissant tout le loisir d’admirer leur grâce et leur agilité naturelles. Certaines frappes étaient tellement proches qu’on pouvait parfois sentir les éclaboussures de l’eau à l’avant du bateau, c’était vraiment incroyable ! Non seulement les baleines avaient totalement conscience de notre présence, mais à certains moments, on aurait presque dit qu’elles cherchaient à nous faire des petits saluts amicaux…

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A plusieurs reprises, l’une d’entre elle -sans doute la plus curieuse- a sorti entièrement sa tête hors de l’eau, un comportement rare appelé « périscope » qui permet à la baleine d’observer brièvement ce qu’il se passe à l’air libre, avant de sombrer à nouveau lentement sous la surface… Nous avons alors eu le privilège rare d’apercevoir l’œil de la baleine grand ouvert, large d’une dizaine de centimètres, qui nous défiait malicieusement … jamais je n’oublierai l’intensité de ce regard inquisiteur!

 J’ai ressenti tellement d’émotions fortes ce jour-là que dans un premier temps, ma réaction a été celle de la mélancolie… Après une telle expérience, peut-on continuer à vivre normalement comme si rien ne s’était passé ? Comment continuer à marcher distraitement dans les rues, à prendre le métro, à s’enfermer dans un bureau après avoir pu admirer tant de beauté animale à l’état pur ? Comment continuer à échanger des banalités avec n’importe qui et à faire semblant de rire et de s’amuser, alors qu’une partie de mon cœur est partie dans les profondeurs de l’océan avec les trois baleines rencontrées au point GPS 17°04’’16’-49°46’’00’, le 28/07/13 à 15 heures?

 Aujourd’hui, je n’ai pas encore la réponse à ces questions, mais je sais que quelque chose en moi a changé et que ma vision du monde ne sera jamais plus tout à fait la même.

 

 

Naissance d’un baleineau : l’article scientifique est publié !

En ligne par le 2 sept 2013 in Cetamada | 0 commentaire

Le 30 août 2010 restera gravé dans les mémoires. Il y a 3 ans, jour pour jour, plusieurs bateaux touristiques partenaires de l’association Cétamada avaient eu l’incroyable chance d’observer la naissance d’une baleine à bosse dans le canal de Sainte-Marie. Un événement rarissime que peu de scientifiques ont eu l’occasion d’observer.

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Un article scientifique vient d’être publié dans l’Aquatic Mammals Journal, la plus ancienne revue spécialisée dans les mammifères marins. François-Xavier Mayer, le responsable scientifique de l’association, et Maria-Alejandra Faria, l’ancienne leader scientifique, ont contribué à la rédaction.

Il décrit, grâce à un ensemble de données scientifiques, les observations faites par l’équipe Cétamada, avant, pendant et après la naissance. C’est la première fois qu’un tel document est rédigé pour aider à comprendre des comportements possibles associés au moment crucial de la naissance.

Pour consulter cet article, merci de contacter par mail notre leader scientifique Anjara Saloma : anjara@cetamada.com

 

5 émissions sur Sainte-Marie à noter dans votre agenda

En ligne par le 28 août 2013 in Cetamada | 2 commentaires

Antenne Réunion, la chaîne de télévision généraliste du département d’outre-mer de la Réunion propose une série de 5 émissions dédiées à l’île Sainte-Marie. Elles seront diffusées lors de l’émission « Zone Australe » tous les samedis du 26 Octobre au 23 Novembre : à noter dans vos agendas !
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  • le Samedi 26 Octobre à 18H45

Ile Sainte Marie : Cétamada, La saison des Baleines
Film de Serge Marizy, Virginie Baret, Sami Chalak et James Caratini : durée 7’20 .

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Pour cette nouvelle série de reportages à Madagascar  Zone Australe nous emmène  pour 5 semaines dans l’est de la Grande île pour découvrir les charmes touristiques de l’île Sainte Marie avec le suivi scientifique et touristique de la saison des baleines.

Dans les profondeurs de l’océan, au large de Madagascar, un chant mystérieux résonne, repris en écho, encore et encore. L’oreille attentive peut alors percevoir, le dialogue secret des baleines à bosse. Chaque année, de juillet à septembre, elles affluent par centaines dans cette région du globe : 5 000 km de traversée depuis l’antarctique, pour rejoindre les eaux chaudes et peu profondes des côtes malgaches
      
L’étroit canal entre la côte est de Madagascar et l’île de Sainte-Marie représente la pouponnière idéale pour ces mammifères marins. A la surface, les observateurs retiennent leur souffle, dans l’espoir d’apercevoir, celui des baleines.

Tous les ans, prés de 1 200 individus sont observés au large de l’île, attirant dans leur sillage, de plus en plus de touristes. Il y a encore une trentaine d’années, la migration des baleines dans la zone suscitait l’indifférence.Mais depuis quinze ans, le « whale watching », l’observation des baleines, s’est considérablement développé sur l’île.
    
C’est une loi malgache qui permet aujourd’hui d’observer les mammifères dans de bonnes conditions. Depuis 2 000, un arrêté ministériel limite à 3 le nombre de bateaux autorisés autour des cétacés, et précise les règles d’observations. Des règles plutôt bien suivies par les opérateurs.

Cétamada a réussi à fédérer la plupart des hôteliers de Sainte-Marie. Sur chaque bateau, un éco-guide, formé par l’association, anime les sorties.  Pour la plupart, des volontaires dont le rôle est d’informer et de sensibiliser le public sur la sauvegarde des baleines. Les expéditions n’ont pas qu’un but touristique : elles permettent à ces jeunes passionnés de récolter des données scientifiques sur les cétacés.

La sauvegarde des baleines commence donc par leur simple observation. Un bien petit geste pour un spectacle grandiose, à couper le souffle.

  • Le Samedi 02 Novembre à 18H45

Île Sainte Marie : Baleines et population locale
Film de Serge Marizy, Virginie Baret, Sami Chalak et James Caratini. Durée : 7’20.

Pour cette 2ème semaine sur l’île Sainte Marie, Zone Australe suit les membres de l’association Céta Mada pour l’information de la population sur le suivi scientifique et touristique de la saison Baleine durant l’hiver Austral.

Sur l’île de Sainte-Marie, réputée pour ses baleines à bosse, c’est à l’intérieur des terres que se joue le vrai combat pour la sauvegarde de ces mammifères marins. Trois fois par semaine, Julo enfourche sa moto pour se rendre dans les villages les plus reculés. Il fait partie de « Cétamada », une association de protection des animaux marins de Madagascar. Son rôle : sensibiliser la population sur la sauvegarde des baleines. Son arme : sa guitare et sa bonne humeur :

Certains villages ne disposent d’aucunes installations électriques, alors Julo fait avec les moyens du bord. Un générateur, un drap et quelques chaises, voilà le chanteur transformé en conférencier devant une vidéo projection. Curieux, les habitants se réunissent autour de lui. La plupart d’entre eux n’ont jamais vu de baleines, et ne savent pas vraiment ce que c’est.

Quand il n’est pas en vadrouille sur l’île, Julo se rend au centre communautaire de l’association. Tous les samedis, des sorties bateaux sont organisées pour permettre aux enfants d’approcher pour la première fois, les cétacés qu’ils aperçoivent depuis la terre. Mais aujourd’hui, la mer est mauvaise, alors les petits Saint-Mariens usent de leur imagination pour donner vie aux baleines.
 
C’est depuis le centre que sont gérées toutes les activités de l’association : animations pour les enfants, formations pour les adultes, tout est mis en œuvre pour éduquer les habitants au respect de l’environnement, et à une meilleure connaissance des baleines. Car entre les Saint-Mariens et les mammifères marins, ça n’a pas toujours été une histoire d’amour :

Laurène à 26 ans. Étudiante en biologie marine à Paris, elle commence une thèse sur les déplacements des baleines à bosse de Madagascar. Les données récoltées lors des différentes opérations scientifiques sont susceptibles de l’aider à mieux comprendre les migrations de ces mammifères marins.

Cette année, et pour la première fois à Madagascar, l’association a poser des balises satellitaires sur 13 individus pour suivre leurs déplacements. Quand ils ne pourchassent pas les baleines en bateau, les scientifiques font du repérage depuis le ciel, ou plongent au fond de l’eau pour récupérer les enregistrements des chants, capturer grâce à des hydrophones. Autant de programmes et de moyens utilisés, pour mieux connaître l’animal.

  • Le Samedi 09 Novembre à 18H45

Madagascar : Le Nord de l’île Sainte Marie
Film de Serge Marizy et Virginie Baret : durée 7’20.

Pour cette 3ème semaine de reportage sur l’île Sainte Marie Serge Marizy et Virginie Baret nous emmènent à la découverte touristique du Nord de l’île et son développement hôtelier.

50 kilomètres de long, 10 kilomètres de large, Sainte-Marie est une île qui s’étire le long de la côte est de Madagascar. Avec prés de 20 000 habitants, elle est inégalement peuplée et développée. L’essentiel des activités est concentré dans le sud. On y trouve l’aéroport, les principaux hôtels, et la plus grande ville.

En remontant vers le Nord, les villages se font plus rares, la nature plus présente. C’est au porte de ce territoire sauvage que l’on trouve les derniers établissements hôteliers, comme ce lodge de luxe. La distance avec la ville n’a pas découragé les gérants du site, bien au contraire.

Toujours plus loin vers le Nord, l’unique route de bitume se transforme en piste de terre accidentée. On ne peut y circuler qu’en 4X4 ou en quad. Au bout de quelques kilomètres, surgi de nul part, une maison d’hôte au charme atypique offre un refuge confortable. Catherine et Bertrand, les propriétaires, ont quitté Paris il  a trois ans pour s’installer ici, loin de l’agitation touristique :

Intimité, et convivialité, les propriétaires ont souhaité donné à leur maison une atmosphère unique. Le personnel de l’établissement a été recruté dans les villages voisins. Les repas sont composés des produits de la pêche et des cultures rapporté par les habitants. Séjourner dans cette maison d’ôte, c’est avant tout s’intégrer et s’impliquer dans la vie de la région.

Au nord, l’étroit canal entre Sainte-Marie et la côte est malgache se rétrécie d’avantage. La maison d’hôte est donc idéalement située pour l’observation des baleines. Chez Catherine et Bertrand, pas de grandes sorties touristiques organisées. Lorsque les mammifères marins viennent se reposer devant leur plage privée, des canoës sont à disposition des clients, pour ceux qui souhaitent se rapprocher.

Les falaises de quartz noircit qui s’élancent dans l’océan, forment par endroit, des piscines naturelles, havre de paix au milieu de la houle. Cet étonnant récif permet aux pêcheurs d’amasser poissons et crustacés lors des marées basses. La région est surtout réputée pour ces langoustes,

Ceux qui font le choix d’un séjour loin de la civilisation n’ont pas à craindre l’ennui : Sainte-Marie est une île à deux visages, et aux multiples facettes.

  • le Samedi 16 Novembre à 18H45

Madagascar : La Région de Antanambé
Film de Serge Marizy et Virginie Baret: durée 7’20.

Pour cette 4ème semaine dans l’est Malgache Malgache Serge Marizy et Virginie Baret nous emmènent à la découverte Touristique de la Région de Antanambé.

A l’ouest de Sainte-Marie, de l’autre côté du canal, les côtes de Madagascar s’étirent à perte de vue. Il faut compter plus de deux heures pour les rejoindre en bateau. Arrivés à Antanambé. Ils n’ont que quelques kilomètres de plus à parcourir pour atteindre Atafana, un véritable joyau de la nature : trois petit îlots verdoyants, baignant dans un lagon bleuté. Le site a été classé parc marin par l’Unesco. Personne ne peut y vivre, à part le gardien de l’île.

Lorsqu’il ne pourchasse pas les braconniers, Patrick devient guide pour les visiteurs. La richesse de l’île ne se limite pas à son lagon : sur terre, une dense forêt regorge de plantes endémiques, notamment des orchidées rares.  C’est aussi le paradis des roussettes. A la nuit tombée, ces grandes chauves-souris s’agitent, et se préparent à aller chasser.

En regagnant la côte, nous rejoignons la commune d’Antanambé. On pourrait presque se passer de mettre un pied à terre. Cette région est cisaillée par de nombreux cours d’eau. Le réseau routier étant très mauvais dans les parages, se sont ces fleuves qui servent de voies de circulation.

La vie des habitants d’Antanambe est donc entièrement régie par ces artères fluviales. Les villageois s’adaptent comme ils peuvent à la topographie particulière de la région. Si Madagascar est parfois réputée pour sa  sécheresse, ici, on ne manque pas d’eau.

Elsie et Frédéric sont venus de la Réunion pour découvrir l’île de Sainte-Marie. Mais ce petit crochet par la grande terre n’est pas pour leur déplaire. C’est une immersion dans le vrai Madagascar, loin des clichés et des préjugés.
 
Peu de touristes signifient peu d’établissements hôteliers. Cette nuit, les voyageurs dormiront dans ce petit gite aux abords du village d’Antanambe. Ancienne employée de banque à la Réunion, Céline est venue chercher ici le  calme et l’isolement. Voilà vingt ans qu’elle et son mari vivent en paix dans ce lieu qu’ils ne veulent plus quitter.

Le Nord-Est de Madagascar ne dévoile ses secrets qu’aux rares aventuriers qui le méritent. Mais pour en profiter, il va falloir être rapide : tout ces trésors naturels ont fini par attirer les convoitises.  

 

  • le Samedi 23 Novembre à 18H45

Île Sainte Marie : Écotourisme
Film de Serge Marizy et Virginie Baret : durée 7’20.

Pour cette dernière semaine sur l’île Sainte Marie Serge Marizy et Virginie Baret partent à la rencontre des opérateurs touristiques qui mènent des actions solidaires pour la préservation de cette île paradisiaque et son développement touristique.

Des rangées de cocotiers penchés sur des plages de sable blanc, un lagon émeraude à perte de vue, voilà le décor exotique de toutes îles paradisiaques. Mais Sainte-Marie possède un atout supplémentaire…

Située à quelques kilomètres de la côte est de Madagascar, Saint-Marie bénéficie d’un canal étroit et peu profond, qui permet aux touristes d’observer les baleines depuis la plage. Et pour ceux qui veulent s’approcher, rien de plus facile : à cette saison, tous les hôteliers de l’île organisent chaque jour des sorties en mer. Pas de doute, de juillet à septembre, les visiteurs ne viennent que dans un seul but : “Safari Baleine”.

L’hiver austral n’est pas la meilleure saison pour les professionnels du tourisme dans l’Océan Indien. Mais sur l’île de Sainte-Marie, les baleines ont inverser la tendance, et ont fait de cette période de l’année, la plus fréquentée.

Même lorsque les cétacés reprennent le chemin de l’antarctique, l’île ne manque pas de charme. Ces petite baies et ces criques protégées abritaient autrefois les corsaires, faisant de Sainte-Marie un haut lieu de la piraterie.  Aujourd’hui, ces côtes paisibles enchantent les touristes de passage, à la recherche d’authenticité.

La nature, atout numéro 1 de Sainte-Marie, les hôteliers l’ont bien compris. Ici, il n’existe aucune loi d’urbanisme, mais depuis toujours, une règle tacite veut que les bâtiments ne dépassent jamais la cime des cocotiers. Le Princesse Bora est l’un des plus grand hôtel de l’île. A sa construction, il y a douze ans, les propriétaires n’ont utiliser que des matériaux naturels, à portée de mains : du bois, de la pierre, et des feuilles:

Aux côtés de ces établissements haute gamme, plusieurs petites structures, plus modestes, se rapprochent encore plus de la nature. Jacques a tout quitté il y a six ans, pour venir trouver refuge sur l’île aux Nattes, au sud de Sainte Marie. Dans un ancien jardin botanique, il a construit des bungalows en bordure de plage. « Les Lémuriens », qui doit son nom aux animaux endémiques rodant aux alentours, représente pour Jacques un nouveau départ, et une  nouvelle philosophie;

Ce qui permet une telle qualité de vie, c’est l’absence du tourisme de masse, et l’implication de la population locale. Le secteur touristique représente la deuxième activité économique de l’île, derrière la pêche. L’enjeu est donc de préserver cette activité, en évitant que Sainte-Marie soit un jour, victime de son succès.

Week-end en aventurières pour les écovolontaires

En ligne par le 28 août 2013 in Cetamada | 0 commentaire

Tout au long de la saison des baleines, les écovolontaires de Cétamada vous font partager leur expérience à Madagascar et les moments forts de l’association. Aujourd’hui, Pauline revient sur son périple dans le parc national d’Isalo, au Sud de Madagascar.

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Par Pauline Latour

Mercredi 31 août, nous voilà parties, Maëlys, Mathilde, une étudiante du coin et moi, à la découverte d’une infime partie du pays pendant 3 jours ! Le parc national d’Isalo, telle était notre destination.

Voyage à la malgache évidemment, nous avons pris le taxi-brousse, départ prévu à 8h30, c’est à 10h que nous quittons la gare routière de Tuléar. En route pour 5 heures de voyage ! Quelques arrêts dans les villages pour le ravitaillement et après avoir mangé dans une gargotte sur le trajet, nous arrivons à Ranohira, le village le plus proche du parc, aux alentours de 15h.

Notre objectif premier était d’organiser la journée de visite, nous désirions partir immédiatement dans le parc et dormir en campement (circuit organisé) mais le budget étudiant a rapidement réglé l’affaire ! Nous avons décidé de dédier une journée entière à la visite, 16 kms pour découvrir le massif, puis retour au village pour y passer la deuxième nuit. Nous avons arrangé le tout avec un guide conseillé par l’hôtel du Paradisier.

Nous voilà donc à la recherche d’un hôtel pour la nuit, nous atterrissons chez Alice, un hôtel complet pour la nuit qui nous a laissé la possibilité de camper, à l’aventure jusqu’au bout ! Expédition supermarché, puis mission sandwich pour le déjeuner du lendemain. Après un dîner à l’hôtel et quelques parties de jeux de cartes, nous allons nous coucher pour être en forme au matin.

Réveil 6h30, le dos légèrement endolori par la nuit sans matelas… merci jeunesse ! Après une rapide préparation et un petit-déjeuner éclair, nous partons en route pour le bureau du parc. Nous réglons les entrées et différentes taxes, puis c’est le départ ! Étant les seules à faire le chemin de A à Z à pieds,  notre début de parcours se fait presque en solitaire (il est possible d’être avancé en voiture, cela réduit la marche de 6 kms environ), puis nous arrivons au point de rendez-vous où se retrouvent les groupes de touristes et nous commençons l’ascension.

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Dés le début, les paysages sont à couper le souffle, le massif de l’Isalo nous offre un beau spectacle ! Puis nous marchons vers le premier arrêt : la piscine naturelle, rythmées par les explications de notre guide sur le parc et la façon de vivre des habitants du coin. Nous arrivons à la piscine naturelle aux alentours de 9h du matin, les touristes sont nombreux, pourtant peu d’entre eux se jettent à l’eau dans cet endroit magnifique (la température de l’eau à 16°C explique bien cela). Une verdure au milieu du désert, telle une forêt tropicale, nous permet de voir qu’un simple courant d’eau amène une vie incroyable. Nous nous jetons tout de même dans la piscine naturelle, pour 5 minutes de baignade glaciale mais très agréables ! Après quelques photos, nous repartons vers l’arrêt suivant : la crête. Atteint après une bonne heure de marche, il s’agit d’un point de vue en hauteur, qui nous offre une vue époustouflante sur toute la vallée. Nous nous arrêtons quelques minutes, le temps d’une pause pour prendre quelques photos de cet endroit inoubliable où résonnent les bruits des zébus en contrebas.

Puis nous nous remettons en route direction… la pause déjeuner. C’est environ une heure plus tard que nous arrivons au lieu de rencontre des touristes pour partager un repas près des lémuriens (attention interdit de donner de la nourriture à ces drôles d’animaux, maintenant habitués à la présence humaine). Nous avons donc mangé nos délicieux sandwich mayo-thon-tomates préparés avec amour, sous un arbre remplis de makis, au bord de la rivière.

Nous continuons notre chemin vers les 3 derniers arrêts : piscine bleue, noire et cascade des nymphes. Après une bonne heure de marche (montée/descente du massif) nous descendons en suivant la rivière. La piscine bleue est atteinte la première, son nom est due à sa couleur d’un bleu pur lorsque les rayons du soleil tapent verticalement sur la surface. La piscine noire se situe un peu plus loin, encore une fois, son nom est dû à sa couleur foncée à cause de la profondeur importante. Après quelques photos et une petite pause, nous repartons vers le dernier arrêt : la cascade des nymphes.

C’est environ 40 minutes plus tard que nous l’atteignons. Il s’agit d’une piscine naturelle avec très peu de fond, alimentée continuellement par une cascade. D’après les légendes, des nymphes y vivaient avant que le tourisme ne devienne trop important dans cette zone… Nous nous sommes baignées à nouveau avec Mathilde dans cette eau glaciale, peu de courageux pour nous suivre ! (J’avoue avoir eu du mal aussi !) Après ces quelques minutes d’arrêt, nous sommes reparties vers le Bureau des Guides pour le retour, laissant derrière nous ce beau massif qui nous aura éblouit tout au long de la journée. Juste après avoir quitté la cascade, notre guide a repéré la dernière espèce de lémuriens qui nous manquait, histoire de bien terminer cette sortie !

Le parc national d’Isalo, à faire sans hésiter si vous êtes dans le coin !

 

 

Arthur, l’éco-junior devenu ambassadeur des baleines

En ligne par le 27 août 2013 in Cetamada | 0 commentaire

Arthur Gosset est un jeune français de 16 ans. Il a été écovolontaire junior pour Cétamada en 2010 et 2011. Depuis son passage à Madagascar, ce jeune passionné du monde marin continue son travail de sensibilisation en France tout en collectant des fonds pour la recherche scientifique menée par l’association. Arthur est l’un de nos meilleurs ambassadeurs. Voici le portrait de ce jeune homme hors du commun.
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Je m’appelle Arthur Gosset, j’ai 16 ans (je rentre en première S cette année au lycée les Lazarsistes à Lyon) et depuis très jeune, je suis passionné par le monde marin et plus particulièrement par les mammifères qui le peuplent. Je me suis toujours ressenti différent des autres jeunes, dans le sens où ma passion n’est pas la plus commune, mais c’est ce que je cherche, la différence.

A 13 ans, j’ai eu la chance de partir à Madagascar après avoir participé à un jeu concours proposé par le magazine Sciences et vie junior. Là-bas, j’ai  travaillé avec l’association Cétamada en tant qu’écovolontaire pendant deux semaines. Cétamada est une association de droit malgache basée sur l’île Sainte-Marie, au Nord-Est de Madagascar, qui étudie les mammifères marins (plus particulièrement les baleines à bosse) présents dans le canal de Sainte-Marie. Nous étions cinq jeunes et avions la même passion : les baleines. Nos missions en tant qu’écovolontaire étaient d’accompagner les touristes lors des sorties whale-watching, de faire des relevés scientifiques et d’organiser des conférences pour les touristes et les locaux.

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Lors de mon retour en France, je suis passé en quatrième. J’ai alors eu l’impression d’être bien plus mature que les autres enfants et je me rendais compte à quel point mon voyage à Madagascar m’avait fait changer. En effet, partir seul à treize ans dans un des pays les plus pauvres du monde, ça vous change ! J’ai décidé de ne pas m’arrêter là car je souhaitais agrandir mon terrain de sensibilisation en France. J’ai donc organisé différentes actions dans le but de lever des fonds pour Cétamada et améliorer le matériel de recherche.

Pendant deux ans, j’ai collecté de l’argent le dimanche au marché et aux marchés de Noël des communes de Lentilly (environ 40 000 personnes pendant le week-end !) et de La Tour-de-Salvagny. J’ai tenu plusieurs  conférences, parfois devant plus d’une centaine de personnes. Cela m’a permis de récolter plus de 1800€ la première année et 1000€ l’année suivante ! A 14 ans, je suis reparti sur Madagascar pour vivre une deuxième saison auprès de Cétamada. Je n’ai pas eu l’occasion d’y retourner ces deux derniers étés ( »summer camp » l’année dernière et mission humanitaire de trois semaines en Équateur cette année).

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Je m’apprête cependant à recommencer mes actions de terrain. Je me suis particulièrement sensibilisé à la chasse à la baleine et mon objectif est maintenant de l’arrêter. Je ne vais probablement pas faire ma vie en tant que scientifique marin mais je sais que cette passion pour ces animaux que je veux protéger n’est pas prête de s’éteindre…

Toute l’équipe de Cétamada lui souhaite bonne chance dans ses futurs projets. N’hésitez pas à consulter son site Internet et son blog qui décrivent plus amplement l’engagement de ce jeune homme.

Vous pouvez également le contacter directement par mail : gosset.arthur@wanadoo.fr

 

Cétamada propose un stage de chargé de communication

En ligne par le 22 août 2013 in Cetamada | 0 commentaire

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