CetaMada est Membre
du Réseau
Cétacés-Dugong
des pays de
l'Océan Indien
Membre du Reseau Cetaces Dugong des pays de la Commission de l'Ocean Indien

Echouage d’un cachalot à Belo sur mer

Brève 22 septembre 2009 : Nicolas Jeanmart moniteur de plongée à Bélo sur mer a contacté l’association CétaMada aujourd’hui 21 septembre suite à la découverte de nouveaux mammifères marins échoués sur les côtes ouest de Madagascar, dans le canal du Mozambique. Après les 3 baleines à bosse retrouvées mortes au Cap Sainte Marie (Sud de l’ile), une femelle cachalot d‘environ 16 m pour 30 tonnes aurait été retrouvé sur la plage de Belo-sur-mer. Son décès datait de quelques jours, l’animal était en parti décomposé et mangé par les requins. Un banc de dauphins Tursiops ou Stenella, composé de 3 à 5 individus, auraient été aperçus morts sur une plage près de Belo-sur-Tsiribihina ainsi qu’une baleine à bosse (près de 200km au Nord de Belo-sur-mer).
Pour information, ces côtes se trouvent à plus de 600km du Cap Sainte Marie. Si leur décès n’est pas naturel, deux hypothèses sont envisageables : soit les mammifères ont été contaminés aux alentours du Cap Sainte Marie puis se sont échoués plus au Nord soit les mammifères ont été empoisonnés près des villes de Belo ce qui sous entendrait que la nappe de phosphate ou d’hydrocarbures remonte vers le Nord…jusqu’où ?
Souvenons-nous que l’année dernière en 2008 un banc de dauphins Péponocéphale
s’était échoué à Analalava. La sismique dans le cadre de la recherche pétrolière (fortes explosions) en était certainement responsable et avait probablement endommagé les tympans des cétacés.

Le mercure au secours du dauphin ?

Titre le Monde. Un article très intéressant de Philippe Pons :

La veille, une cinquantaine de baleines pilotes (famille des delphinidés), rabattues vers une anse étroite à l’entrée de la crique, difficile d’accès sinon par la mer, ont été massacrées à l’abri des regards sous des bâches vertes tendues sur des cordages au-dessus de l’eau. La mer rouge de sang avait mis plusieurs heures à recouvrer sa couleur émeraude. Lire la suite…

Article signé par Philippe Pons.

Les suites du naufrage du navire Turc à Madagascar ?

Brève 22 septembre 2009 :

Nicolas Jeanmart moniteur de plongée à Bélo sur mer a contacté l’association CétaMada aujourd’hui 21 septembre suite à la découverte de nouveaux mammifères marins échoués sur les côtes ouest de Madagascar, dans le canal du Mozambique. Après les 3 baleines à bosse retrouvées mortes au Cap Sainte Marie (Sud de l’ile), une femelle cachalot d‘environ 16 m pour 30 tonnes aurait été retrouvé sur la plage de Belo-sur-mer. Son décès datait de quelques jours, l’animal était en parti décomposé et mangé par les requins. Un banc de dauphins Tursiops ou Stenella, composé de 3 à 5 individus, auraient été aperçus morts sur une plage près de Belo-sur-Tsiribihina ainsi qu’une baleine à bosse (près de 200km au Nord de Belo-sur-mer).
Des photographies de ces animaux doivent nous parvenir prochainement.
Pour information, ces côtes se trouvent à plus de 600km du Cap Sainte Marie. Si leur décès n’est pas naturel, deux hypothèses sont envisageables : soit les mammifères ont été contaminés aux alentours du Cap Sainte Marie puis se sont échoués plus au Nord soit les mammifères ont été empoisonnés près des villes de Belo ce qui sous entendrait que la nappe de phosphate ou d’hydrocarbures remonte vers le Nord…jusqu’où ?
Souvenons-nous que l’année dernière en 2008 un banc de dauphins Péponocéphale
s’était échoué à Analalava. La sismique dans le cadre de la recherche pétrolière (fortes explosions) en était certainement responsable et avait probablement endommagé les tympans des cétacés.
Affaire à suivre…

4e International Workshop

CetaMada était présente au 4e International Workshop on Detection, Classification and Localization of Marine Mammals using Passive Acoustics, qui s’est déroulé les 10-13 septembre 2009 à Pavie, en Italie.

Workshop

Pendant 20mn, Federica Pace a présenté oralement ses travaux sur les chants des baleines à bosse du Canal Ste Marie. Nous avons pu échanger avec différents chercheurs de la communauté sur notre idée originale d’analyser les chants via la définition de sous-unités.

Le programme de ce workshop était chargé et le débat actuel a porté essentiellement sur les applications de l’acoustique, évidemment pour mettre en évidence la présence des animaux mais également pour évaluer l’impact des activités humaines sur l’environnement. Ce paramètre est important notamment pour la gestion (EBM: ecosystem based managment). Plusieurs études ont porté principalement sur les baleines à bec, qui semble plus sensibles que d’autres espèces aux activités humaines. Plusieurs présentations ont porté sur les différents types de matériels déployés pour l’observation acoustique : réseaux fixes à plusieurs hydrophones (notamment AUTEC, mais aussi au large de l’allemagne, en arctique, en norvège, dans l’estuaire du St Laurent…), des flutes acoustiques tractées par bateau (NTO, Cibra (Gianni Pavan), JASCO…), des gliders (DRDC Canada, NOAA).
Concernant les détecteurs, les algorithmes utilisés sont principalement basés sur l’analyse des représentations temps-fréquence/temps-échelle (spectrogramme, ondelettes). L’analyse se fait par la comparaison de différentes bandes fréquentielles (BLED : band limited energy detector). Les performances (correctes détections / fausses alarmes) dépendent principalement du rapport signal-sur-bruit (basé sur le niveau d’émission à la source, la bande fréquentielle, les pertes de propagation, le bruit ambient). Parmi les approches modernes proposées, on retiendra : SVM (support machine vector), HMM (chaine de markov cachée), GMM (Gaussian mixture model), filtre à particule, filtre de Kalman étendu, moment d’ordre 4, classifieur hiérarchique.
Enfin, la dernière journée a été consacrée à l’estimation de densité. Il s’agit à partir du nombre de sons enregistrés de donner une estimation du nombre d’animaux présents dans la zone observée… mais il reste encore beaucoup de travail à effectuer dans ce domaine.

Olivier ADAM,  maître de conférences à l’université Paris 12

Les curieux de sainte- Marie

10h30, nous venons de quitter une baleine à bosse et son petit. Je suis particulièrement émue, c’est ma première sortie en mer en tant qu’éco- volontaire. Au loin, j’aperçois quelque chose. Illusion, rouleau d’écume ou baleine ? J’attends, je scrute. Une nageoire dorsale apparaît. Elle se rapproche du bateau. Une deuxième puis un troisième… dauphinAu total, nous en comptons sept. Ce sont les grands dauphins, qui vivent toute l’année dans l’Océan Indien, près de Sainte- Marie (les veinards !). Ils tournent autours du bateau, nous regardent, semblent s’intéresser. Comme les baleines, eux aussi sont des mammifères, mais de l’ordre des odontocètes (ils possèdent des dents, pas des fanons). Ils mesurent environ quatre mètres et peuvent aller jusqu’à six cent kilos. Ils se nourrissent de poissons et de calamars qu’ils chassent grâce à la technique dite d’écholocation (ils se servent d’un sonar comme les sous- marins). Ils sont particulièrement curieux et recherchent le contact avec les humains. Au retour de mer, beaucoup des gens présents à bord m’ont dit avoir apprécié ce moment privilégié, celui où les grands dauphins nous ont offert ce « balai aquatique ».

Pauline, eco volontaire au Princesse Bora Lodge