Notre eco..Sénior de l’année vous raconte
En ligne le 24 août 2009 | 64 commentaires
Baleines , baleines !!!! Arrivé le mardi soir , dès le mercredi matin, j’effectue ma première sortie en mer. Depuis , a ce jour , jeudi précisément , j’en suis rendu a 5 sorties en tant qu’éco guide . Mon rêve d’approcher les plus grand animaux de la planète est en train de se réaliser . Je m’émerveille à chaque sortie de ce splendide spectacle ; La recherche tout d’abord , en sortant de la passe du lagon consiste à chercher à l’horizon le souffle d’un individu , en motivant mes « clients » a en faire tout autant . Très vite , un petit jet d’air apparaît , nous faisons route dans sa direction , les alizés du sud nous bousculant un peu dans notre progression . Alors nous arrivons sur zone , un peu arrosés des embruns capricieux ; Là commence le show ; Sauts , plongées , affrontements ,baleineaux !!! Tout y est !
Selon les groupes rencontrés, on assiste à toutes les attitudes qui régissent les divers comportements : Attroupement de mâles autour d’une femelle ,jusqu’à 15 ! Intimidation pour gagner les faveurs de la belle, sauts, frappe de pectorales , de caudales, cela peut durer longtemps. A la fin, il n’en restera qu’un, le plus fort, le meilleur géniteur du petit qu’elle mettra bas dans 11 mois, très probablement là où il a été conçu . Mère et petit, splendide, elle vient de le mettre au monde, il pèse de 1 à 2 tonnes, pour une longueur de 4 à 5 mètres , “le petit”. Pour sa première respiration, elle le porte sur son dos jusqu’à la surface, rappelons au passage qu’il s’agit de mammifères, équipés donc de poumons et qui par conséquent ont besoin d’air pour respirer . Pendant un an , maman nourrira son petit d’un lait très riche, pour se faire, elle se met la tête en bas, la caudale hors de l’eau, ainsi le baleineau peut capter sa pitance que sa mère expulse en se contractant, assister à cela , c’est tout simplement du bonheur . Eh bien, moi, depuis une semaine c’est mon quotidien, chaque sortie en mer réserve son lot de surprises, les baleineaux imitant leur mère dans un ballet maladroit, les mâles s’affrontant en vue d’une saillie prometteuse, les immatures, pas encore près pour reproduire, ont suivi la migration du pole, ils sont en groupe, 4 ans leur seront encore nécessaire afin d’éprouver à leur tour les joies du « sexe » . 2500 individus recensés sur 70 kms de côtes, c’est vous dire qu’à tous les coups l’on gagne . Participer a cette magie me ravit , se sentir acteur en emmenant tous les jours les vacanciers assister a la danse des mégaptères , me donne une satisfaction sans égal . Encore une fois je vis une tranche de vie hors du commun, alors, comme d’hab. j’en profite . 5 sorties ; 70 baleines vues , dont certaines a quelques mètres du bateau, 30 personnes avec la tête pleine de rêves . Bref, une mission qui démarre sous les meilleurs hospices , là dessus se rajoute la partie scientifique ; prendre des relevés gps , noter les comportements , faire des photos d’identifications , commenter et répondre aux questions , animer les soirées autour de la jubarte . Mes journées sont bien remplies et ne m’ont pas encore laissé le temps d’aller saluer les copains, à quand les vraies vacances !!! Je me console avec le bonheur éprouvé à chaque rencontre de cétacé, et ce n’est que le début . A bientôt Pascal éco-volontaire au Maningory, île aux nattes



